Frequent Players Guest Mix 009 | MUXXA

The next guest to add to our Frequent Player Guest Mix series is Muxxa, French DJ and Radio Animator on ‘Le Mouv’.

Whilst creating the mix for Frequent Players, we managed to sit down with Muxxa and discovering how he got into the world of Djing and radio presenting.

Footpatrol: MUXXA merci de passer un peu de temps avec nous, est-ce que tu peux te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ? 

MUXXA: Alors il y a beaucoup de choses ahah. Pour faire très rapidement, Muxxa, DJ et animateur radio, je les mets vraiment au même plan parce que c’est deux activités que j’exerce on va dire à 50/50. Donc animateur radio sur Mouv’, radio hip hop du service public parce que faisant partie du groupe Radio France. C’est une radio que j’ai intégrée en 2015 à ses débuts, en tant qu’animateur uniquement, et très vite ils ont voulu intégrer des DJ et voyant que j’en connaissais beaucoup et que je l’étais moi-même depuis la fin des années 90, 97 exactement, ils m’ont proposé d’être celui qui reçoit les DJ et d’intégrer du mix à mes émissions. Donc DJ, animateur radio, un peu producteur aussi, je fais un petit peu de son de temps en temps quand j’ai le temps. D’ailleurs je viens de sortir un remix de Roddy Rich – The Box, qui est dispo sur mon SoundCloud.

FP: Est-ce que tu souviens de ce qui t’a donné envie de devenir DJ ? 

MUXXA: Ohh bah ouais ouais : Cut Killer comme nous tous quoi ! J’avais un pote qui achetait les CD de Hip Hop Soul Party, parce que je ne savais pas que Cut Killer faisait des mixtapes au tout début. Et très vite je me suis aperçu que le gars avait une émission sur Radio Nova le vendredi soir et donc qu’on pouvait l’écouter à la radio. J’écoutais déjà beaucoup de rap, mais tout ça m’a donné envie, je me suis dit c’est cool parce que la musique que t’aimes tu vas pouvoir la jouer toi-même en fait, la mixer, je trouvais ça mortel. Puis Cut Killer nous a tous foutu une baffe quand on l’a vu dans “la Haine”, c’est un peu bateau ce que je dis parce tout le monde dit ça mais c’est la vérité. Donc Cut Killer et puis Abdel et toutes les émissions de radio où on pouvait écouter des DJ, sur Beur FM, Fréquence Paris Pluriel, Générations… donc c’est tous ces gars là. 

Au tout début, je ne savais même pas ce qu’était une MK2 (NDLR : platine de référence pour les DJ) et donc comme tout DJ débutant, je me suis planté. Pour mon premier set-up j’avais racheté une platine de salon à mon voisin et une table de mixage pas du tout adaptée pour scratcher, et de l’autre côté j’avais un discman. Très vite tu comprends que t’as pas le bon matériel, mais que pour acheter le bon, il va falloir économiser. Quand j’ai vu que j’étais à fond dedans, que je commençais à acheter des disques et que ça me plaisait vraiment, mais que j’étais réellement limité par mon matos, j’ai mis tout ce que j’ai gagné pendant tout un été dans 2 MKII et une table Gemini à l’époque. Et tu vois les MK2 je les ai toujours, plus de 20 ans après, donc on peut estimer que c’était un bon investissement. En plus je les avais eues moins chère grâce à la tante d’un pote qui avait une réduction chez Darty. Quand elle a vu que je mettais une fortune dans ces trucs, elle n’a pas trop compris. Mais j’ai revu cette dame il n’y a pas longtemps et je lui ai rappelé que c’était grâce à elle que j’avais acheté mes premières platines et donc, en quelque sorte, que je fais ce métier aujourd’hui. Elle ne s’en souvenait pas, mais elle était touchée. 

FP: Est-ce que tu peux nous raconter un peu ton ton parcours justement de tes débuts en 97 à ton arrivée chez mouv ? 

MUXXA: J’ai longtemps été “bedroom DJ” comme on dit, parce qu’à l’époque on avait des modèles qui étaient tellement forts par rapport à notre niveau à nous. Cut killer, Abdel , tous ces gars là étaient bien trop loin ! Déjà ils avaient plein de sons ! Il faut savoir qu’à l’époque quand tu voulais du son, il fallait acheter le disque ou recevoir des promos. Mais quand t’étais pas connu ça n’existait pas. En plus ils allaient chercher toutes les nouveautés aux États-Unis, on ne pouvait pas faire ça nous. C’est donc longtemps resté une passion sans avoir la prétention d’aller jouer dans les clubs. Puis au fur et à mesure, dans mon lycée, on a commencé à savoir que j’avais des platines et des disques, donc on m’a proposé des anniversaires, des house parties, puis des plans club, mais ça restait un loisir. J’ai longtemps été dans le flou sur ce que je voulais faire dans la vie. J’ai fait des études en rapport avec le commerce, mais j’avais pas du tout envie d’en faire mon métier. Au retour de quelques mois à Londres, pour parfaire mon anglais, je me suis dit que je voulais faire un métier qui me plaise vraiment. Et ce qui me plaisait vraiment, c’était le son, la musique. J’ai donc fait une école qui forme aux métiers du son. J’ai découvert la radio durant un stage chez Radio Latina et en particulier le métier de producteur. Le producteur radio c’est celui qui fait l’habillage de la radio, les jingles, la promo, tout ce que t’entends entre la musique en gros. Donc à la fin de ma formation j’ai décidé de me tourner vers la radio et d’essayer de faire ce métier de producteur qui me plaisait bien. J’ai réussi à intégrer radio FG à Paris, une radio nationale mais avec un petit réseau. C’est une radio qui cartonnait à l’époque parce qu’ils mélangeaient à la fois électro et hip hop, il y avait plein de DJ qui étaient résidents, c’est comme ça en fait que j’en ai croisé beaucoup. J’arrive en 2005 et en 2011-2012, j’en avais marre de faire que de la prod, du coup  j’ai demandé à mon boss de faire autre chose. il m’a proposé de faire une démo animation. Il a kiffé la démo que j’ai faite et il m’a mis sur le week-end, enregistré. La semaine je faisais la prod, le week-end je faisais le samedi après-midi et le dimanche après-midi. La saison d’après comme ça se passait bien il m’a passé la semaine. Puis j’ai continué à faire les deux, donc un peu de production et une émission par jour. J’ai fait 3 saisons comme ça. Après 10 ans là-bas j’ai commencé à regarder un peu ce qui se faisait ailleurs et c’est là qu’est arrivé le projet Mouv’. Comme je le disais tout à l’heure, Mouv’ est la radio jeune du service public, de Radio France, qui cherchait justement à faire peau neuve pour mieux coller à sa mission de parler aux jeunes. Mon profil les a intéressés et ils ont eu envie de me confier le soir. J’ai donc commencé en février 2015 quand on a démarré le nouveau format. Depuis ça a un peu évolué, on a rajouté pas mal de trucs et puis on développe aussi beaucoup le digital.

FP: Aujourd’hui tu es donc à la fois DJ résident et animateur d’une émission quotidienne, ça ressemble à quoi une journée type ?

MUXXA: J’ai une émission qui commence à 13h et qui dure 3h. Là-dessus, j’ai 30 minutes de mix pour démarrer et qui s’appelle le warm up mix. Je le fais avec l’aide des auditeurs, je leur demande de m’envoyer leurs requests par Snapchat, j’ai un technicien en régie qui enregistre les messages qui arrivent et je viens à la moitié du mix, je fais une sélection des messages que j’ai envie de passer à l’antenne, je prends leur message et je leur balance le morceau qu’ils m’ont demandé. Donc le mix ne me demande pas trop de préparation.

MUXXA: Après pour le reste de la tranche, ça reste une émission musicale avec une programmation déjà établie par le programmateur. Je vais donc articuler les speaks que je vais faire en fonction : par exemple si c’est un morceau de Hatik je vais m’arranger pour parler de la série “Validé” qu’il y a en ce moment. L’idée, c’est aussi de donner des news, donc c’est un petit peu de préparation. Soit je prépare de chez moi le matin, soit j’arrive à la radio vers 10h30-11h00. Je regarde un peu les news, je fais le tour des réseaux, des blogs. A côté de ça j’enregistre mon émission du soir, ou celle du vendredi soir ou encore du contenu pour le digital. 

FP: Avec ce programme quotidien plutôt chargé, t’as encore le temps et l’envie de jouer en club ?

MUXXA: J’ai le temps mais l’avantage par rapport à plein de DJ c’est que je n’ai pas la pression pour trouver des bookings dans tous les sens. J’ai une activité qui me prend beaucoup de temps et qui m’assure un salaire à la radio. Pour parler très clairement, mes revenus fixes, c’est la radio qui me les assure. Et à côté de ça, les soirées c’est du bonus. Du coup, je peux me permettre de ne pas trop me mettre la pression avec le nombre de bookings par mois que je vais faire et surtout de choisir. Je fais vraiment au feeling, je prends les soirées que je kiffe. Je fais des trucs à Paris de temps en temps mais surtout en province, j’aime bien bouger. 

Ça fait du bien d’aller en club aussi. C’est vraiment un exercice différent du mix en radio parce qu’en radio il faut imaginer les gens puisque tu ne les as pas devant toi. Tu dois imaginer que les gens à telle heure, ils sont dans leur voiture ou à telle heure ils sont chez eux et faire ton mix en fonction de ça. Dans le club c’est plus concret parce que quand les gens n’accrochent pas, tu le vois tout de suite. J’essaie de trouver le temps en tout cas pour continuer le club parce que parce que je kiffe,  je kiffe autant la radio qu’aller mixer en club. 

FP: Sur Mouv’ tu n’es pas que DJ, tu es aussi animateur comme on l’a dit plus juste avant. Tu es notamment l’animateur de #EEBSP (Elle Est Bonne Sa Paire) sur la chaine YouTube de Mouv’. Tu peux nous parler de cette émission ? 

MUXXA: Ouais exactement ! Et ça c’est encore autre chose parce que pour le coup c’est un truc qui ne passe pas du tout à la radio. C’est un projet qui fait partie de tout le contenu digital. En fait sur la chaîne YouTube, il y a, à la fois du contenu de la radio tourné en vidéo, et du contenu qui est propre au digital, que tu ne vas pas du tout trouver en radio. #EEBSP en est l’exemple c’est une émission sur la culture sneakers. Dans l’équipe des chroniqueurs on a d’ailleurs Clems de chez Footpatrol Paris. L’idée c’était de faire un programme vraiment propre à YouTube, parce qu’il n’y a pas vraiment d’intérêt à faire une émission sur les baskets en radio, si t’as pas d’images à montrer c’est un petit peu frustrant. C’est un truc qu’on a mis en place avec Arnaud qui est le directeur du web. 

J’aime bien les baskets, mais je ne suis pas un collectionneur de ouf, je ne suis pas aussi calé que les chroniqueurs, mais j’adore ça depuis des années. Donc quand on m’a proposé de le faire je me suis dis “mortel” parce que je vais pouvoir parler d’un truc que je kiffe et je vais aussi pouvoir apprendre pas mal de choses. C’est un vrai kiff d’écouter les chroniqueurs parler, parce qu’évidemment je sais de quoi on parle, mais j’en apprends à chaque émission, ça c’est vraiment cool ! On a un truc, je pense, qui balance pas mal d’humeur. Je pense qu’on a réussi à faire un truc qui parle à la fois aux passionnés et à des gens qui n’y connaissent absolument rien. C’est bien expliqué, c’est toujours un petit truc historique et puis c’est toujours fait dans la bonne humeur. On a des personnages autour de la table, on a Sega qui est cool et qui a toujours des petit coups de gueule, Clems qui apporte une vision d’insider du business et Mylène qui est plus jeune, qui apporte un peu de fraîcheur et d’innocence donc c’est plutôt cool, c’est une super expérience. 

FP: Tu l’as dit, tu aimes les baskets. Ça évoque quoi pour toi justement les sneakers ? 

MUXXA: C’est une histoire de nostalgie avant tout je crois. C’est un truc qui a démarré au collège. Ça part d’une petite frustration parce qu’au collège, je voyais des paires que je trouvais magnifiques, mais je ne pouvais pas acheter ce que je voulais. Celle qui revient pour moi c’est la Jordan 6 infrared que je voyais aux pieds de certains gars. Je me disais “putain qu’est-ce qu’elle est belle cette paire !”.  Forcément un peu plus tard quand tu commences à gagner ta vie, je ne sais pas si c’est par vengeance, tu te dis “je l’ai pas eue à l’époque, je vais l’acheter !”.  C’est pour ça que je suis vachement plus sensible aux retros. On a fait un épisode avec Thomas Giorgetti sur l’année 1990 et j’ai plein de souvenirs qui sont revenus. Tous les modèles de cette époque sont des modèles légendaires. 

FP: Si tu devais retenir ta paire préférée tu prendrais laquelle ? 

MUXXA: La Jordan 6 ! Parce que c’est celle qui a déclenché le truc. En plus à cet âge-là, t’as tendance à te fier à ce qui est à la mode, et je me souviens que plein de gens disaient que c’était moche. C’est vrai qu’à l’époque c’était spécial, c’était un ovni un peu quand c’est arrivé. Mais sans me soucier de savoir si c’était à la mode, si ça allait l’être ou pas, ça a vraiment été un coup de cœur direct quand je l’ai vue et petite frustration parce que je n’ai pas pu l’avoir à l’époque. 

FP: Pour revenir à ton job en radio, est-ce que tu as un moment qui a marqué ta carrière ? 

MUXXA: Y’en a plein, mais on va dire que les meilleurs moments pour moi je pense que c’est à Mouv’, Parce que c’est une radio qui nous donne les moyens de taffer qui nous fait confiance. Quand je suis arrivé à Mouv’, j’ai découvert le fait de pouvoir faire des interviews ce que je n’avais jamais fait avant chez FG parce qu’il n’y avait que le boss qui pouvait en faire là-bas. 

Je vais citer un très bon moment : l’interview de Pitbull.  J’ai découvert un gars tellement bon délire ! Des fois tu vois des gars qui n’ont pas une énorme carrière mais qui se la racontent. Même si je ne suis pas un grand fan de sa musique, le gars a vendu des millions de disques, a tourné dans le monde entier, mais il est tellement détente ! Il était tellement bon délire que j’ai commencé, dans l’interview, à lui apprendre des gros mots en français, lui il m’en apprenait en espagnol. Et quand il est sorti de la radio, dans l’ascenseur il disait “Nique ta race” à tout le monde parce que je lui avais appris cette expression.  L’interview est toujours sur Youtube, je vous invite à aller la regarder, c’est assez drôle. Le mec est ultra simple donc très bon moment de radio.

Un autre bon moment de radio aussi, c’est Juice WRLD, il y a un petit peu plus d’un an et demi. Il était venu pour une interview et freestyle. Je m’étais renseigné et partout où il passait il faisait des des freestyles hyper longs, chez Tim Westwood il a fait 1h non-stop sur le même instru d’Eminem. Je voulais le faire poser que sur des instrus de rap français. Son attachée de presse était ok et lui était super chaud ! Il voulait faire 30 mn, mais je lui ai suggéré de faire 15 mn mais pendant lesquelles je changerais d’instru 6-7 fois. Il n’a même pas voulu écouter les instrus avant, il m’a dit “surprend moi !”. Le gars m’a fait un freestyle incroyable ! Il venait d’avoir 20 ans, les rappeurs de maintenant qui sont dans la trap, c’est pas du tout des kickers normalement et lui, il m’a fait halluciner parce qu’il s’adaptait en 10 secondes sur chaque instru que je lui balançais alors qu’il ne les avait jamais entendues. Il avait direct une mélodie et un couplet, pas de téléphone devant lui. Il avait cette faculté là. J’ai été content d’avoir été un des rares gars à l’avoir reçu pour freestyler. La vidéo est régulièrement reprise dès qu’on parle de Juice WRLD en freestyle. C’est souvent un extrait de chez nous ou un extrait du truc qu’il a fait chez Tim Westwood ou chez Funk Master Flex qui est repris. Donc c’est cool, tu te retrouves à côté de ces gens-là et d’avoir pu vivre le truc sachant que le mec a eu une carrière express, terminée de façon tragique.

FP: Tu nous as préparé un mix, est-ce que tu peux nous en parler un petit peu ?

MUXXA: Je kiffe le R’n’B ! On n’en a pas parlé, mais j’aime bien le sucre. D’ailleurs, tous les jeudis soir, j’ai mon mix, donc en tant que résident cette fois-ci, sur Mouv de 22h à 23h. Sur ce créneau, je fais un truc R’n’B, en fait j’élargis un peu, j’appelle ça sucrerie parce que je peux partir sur des trucs un peu Naija, ou Reggaeton, mais ça reste du sucre. Et du coup j’ai décidé de faire un mix Classic R’n’B avec les morceaux que je kiffe depuis une petite vingtaine d’années, en sortant des vrais gros classiques évidents, et des trucs un peu moins connus. J’avais pas envie de partir dans un truc avec des nouveautés, bien que l’actualité soit riche, avec notamment un son de PartyNextdoor, le projet de Tory Lanez… j’avais envie de rester dans la nostalgie. 

FP: Si on veut te suivre, t’écouter, connaître ton actu.. comment on fait ?

MUXXA: Déjà, je suis à la radio tous les jours de 13h à 16h et de 22h à 23h, du lundi au vendredi. J’ai aussi une heure de mix en plus, le samedi 13h à 14h00, juste après manger pour digérer.  Pour les réseaux, Instagram principalement parce que honnêtement Facebook de moins en moins, Twitter vraiment pas et Snapchat ça me saoule. Instagram (@muxxamouv) c’est là que je poste en général toute l’actu tout ce qui se passe de mon côté. 

FP: Un mot de la fin ? 

MUXXA: Paix et amour sur tous. Vivons heureux et vivement la fin du confinement ! 


Foopatrol: MUXXA thanks for spending some time with us. Can you introduce yourself for the people who don’t know you ? 

MUXXA: So there are many things ! haha. To make it straight, I’m Muxxa, DJ and radio host. I put both activities on the same level, it’s really 50/50 on a daily basis. So radio host on Mouv’, hip hop radio from the public service, as belonging to the Radio France group. I joined this radio in 2015, when it started, as radio host only. And very soon they wanted to include DJ’s. As they realized I knew a lot of DJ’s and was one myself since the late 90s, 97 exactly, they offered me to be the host to DJ’s and to introduce some mix in my shows. So DJ, radio host, beatmaker a bit too, I try to make some tracks when I have time. By the way I just dropped a remix to Roddy Rich’s “The Box” that’s available on my SoundCould

FP: Do you remember what made you want to become a DJ ? 

MUXXA: Ohh yeah sure : Cut Killer ! Like all of us !

I had a friend who used to buy the Hip Hop Soul Party CD’s, because I didn’t know Cut Killer was doing mixtapes at the beginning. But very soon, I realized the guy had a show on Radio Nova on Friday nights. I was already listening to a lot of rap, but this made me want to do the same, I felt like it was very cool to play with the music you love, to mix it. Then I took a blast when I saw Cut Killer in the movie “la Haine” !  It might sound too easy, because everyboy says that, but it’s the truth ! 

So Cut Killer first and then Abdel and all the radio shows you could listen to on Beur FM, Fréquence Paris Pluriel, Générations… so all these guys.  

At the very beginning, I didn’t even know what was an MK2 (editor’s note : the reference turntable for DJ’s), so like any wannabe DJ, I messed up. For my first set-up I bought a living-room turntable from a neighbor and a mixer which was absolutely not made for scratching, and on the other side I had a discman. Very soon you realize you don’t have the right hardware, but to get the right one, you’ll have to save for a long time ! When it became obvious for me that I was deeply into it, buying records and loving it, but that I was constrained by my hardware, I put all my summer job money in two MK2 and a Gemini mixer. And I still have these MK2, more than 20 years later, so I guess it was a good investment. In addition, I had them slightly cheaper thanks to a friend’s aunt who had a discount at Darty. When she saw I spent mad money in these stuffs, she didn’t get it. But I met this woman again about a year ago and I reminded her that I bought my first turntables thanks to her, so it was somehow her who made me have this career. She didn’t remember it, but she was moved. 

FP: Can you tell us your story, from your beginnings in 97 to the moment you joined Mouv ? 

MUXXA: I’ve long been a bedroom DJ, because at the time, our models were way too good compared to us. Cut killer, Abdel , all these guys, were too far ahead ! First of all, they had so many records ! You need to know that, back in these days, if you wanted a track, you had to buy the record or receive the promo one. But when you were not famous, you could only dream about it. In addition, they went to the USA to pick the latest news, we couldn’t do it. So it was just a passion for a long time, not even aspiring to go to play in clubs. But then slowly, in my high school, people started to know I had some turntables and records, so I got birthday gigs offers, house parties, and then club opportunities, but it still was a hobby. For a long time, I had no idea what I wanted to do as a living. I made trade studies, but I didn’t want to work in that area. So, back from a few months in London to improve my English, I decided to have a job that I’d really enjoy. And what I really enjoyed was music. So I decided to attend a school that trains you to jobs in the field of sound. 

I discovered the radio during an internship at Radio Latina, and most specifically the job of producer. In radio, the producer is the guy who makes the covering of the radio, the jingles, the promo, roughly everything you can hear between the music. At the end of my training, I decided to move towards the radio and to try that job of producer that I really liked. I managed to join Radio FG in Paris, a national radio but with a small network. This radio was taking off at the time, because they mixed both Electro and Hip Hop. There were many resident DJ’s, this is how I met so many of them. I joined in 2005 and in 2011-2012, I was getting tired of doing production only, so I asked my boss to do something else. He suggested me to do a hosting demo. He loved it and put me on the week-ends as a host, with a recorded show. During the week, I did production and I hosted on Saturday and Sunday afternoons. The next season, as it all went well, my boss put me on the week. So I kept doing both production and hosting, with a daily show. It was like that for 3 years. After 10 years at Radio FG, I started looking at what was happening elsewhere and this is the moment the Mouv’ project popped up. Like I said earlier, Mouv’ is the “youth radio” from Radio France, which was trying to renew itself to fit better to its mission : speak to the youth. They were interested by my profile and decided to assign me on the evenings. So I started in 2015 and it has evolved since then, we have added quite a few things and we develop the digital a lot now.  

FP: Today, you’re both a DJ and radio host, what does a typical day look like for you ? 

MUXXA: I have a show that starts at 1 pm and lasts 3 hours. On it, I have 30 mn of mix at the beginning which is called the warm up mix. I do it with the help of our auditors , I ask them to send their request on Snapchat, I have a tech in the control room who records the incoming messages, and at the half of the mix, I select the messages that I liked the most and play the requested track. So this doesn’t require too much preparation. 

For the rest of the show, it’s a musical program, with a tracklist previously established by the programmer. So i will articulate my speaks around the tracklist : for example if there is a track from Hatik, I will talk about the series “Validé” (editor’s note : Hatik is French rapper and comedian who has the lead role in a new series called “Validé”). The idea is also to talk about news, so it requires some preparation. Either I do it from home in the morning, either I arrive at the radio around 10.30-11.00 am. I watch the news, browse on socials and blogs. Besides that, I record my evening show, or the Friday night one, or even some digital content.  

FP: With such a heavy daily program, do you still have time to play in clubs ? 

MUXXA: I have the time, but the good thing is I don’t have any pressure about the number of bookings I have, unlike most DJ’s. My daily job is time consuming and brings me my pay check. Besides that, parties, are extras. Then it’s much easier for me, I have no pressure and have the luxury to be able to choose my bookings. I do it like I feel, I accept bookings that I’m excited about. I do some things in Paris sometimes, but I mostly do it in provinces., I like to travel a bit. 

It feels good to go in the club too. It’s very different from mixing at the radio. In radio you need to imagine the people as they’re not in front of you. You have to project yourself : at this time of the day people are in their car, or at that time, they’re home, and adapt your mix according. In the club, it’s more concrete, because if people are not feeling your set, you see it immediately. I try to find the time to keep on playing in the club, because I love it ! I love it as much as being at the radio. 

FP: On Mouv’ you’re not only a DJ, you’re also a host, like we said earlier. You are notably the host of the #EEBSP show on the Mouv’s YouTube channel. Can you tell us more about it ? 

MUXXA: Absolutely ! This is another different thing as it’s not aired on the radio at all. It’s a project that is part of the digital content. Actually on the YouTube channel, there is both content from the radio shot in video, and content which is digital only. #EEBSP is the perfect example. It’s a talk show about sneakers culture. By the way, Clems from Footpatrol Paris is one of the columnists. The idea was to make a YouTube program, as it wouldn’t really make sense to speak about sneakers on radio, because if you don’t show anything it’s frustrating. This is something that we set up with Arnaud who’s the web manager of Mouv’. 

I love sneakers, but I’m not a crazy collector, I don’t know as much as the columnists, but I’ve loved it for years. So when I was offered to do this, I was immediately down for it, because I knew I would be able to speak about something that I love but also to learn many things. It’s so good to listen to the columnists, because even though I know what we’re talking about, I learn more with every show, and this is very cool ! I think we found the right tone, with lots of mood in it. I think we managed to talk to both connoisseurs and people who are absolutely not familiar with this culture. It’s well explained, there is always a cultural/historical aspect and it’s always filled with very good mood. We have real characters around the table, we have Sega who’s cool and always has something to yell about, Clems who brings a business insider point of view and Mylène who’s younger and brings some freshness and innocence, so it all works very well. It’s a great experience ! 

FP: You said it, you love sneakers. What does it raise for you ? 

MUXXA: I think it’s first and foremost a matter of nostalgia. It’s something that started in middle school. It came from a small frustration, because at the time, I could see pairs that were amazing but I couldn’t buy whatever I wanted. The one that stands out for me is the Air Jordan 6 infrared. When I saw it on some guy’s feet, I was like “damn these are so dope !”.  Necessarily, when you start earning your own money, I don’t know if it’s by revenge, but you’re like “I couldn’t have it back then, I’ma get it now !”.  This is the reason I’m way more sensitive to retros. We made an episode of #EEBSP with Thomas Giorgetti as special guest about the year 1990 and a lot of souvenirs came back. Models from this era are legendary.

FP: If you had to pick your favorite pair, which one would it be ? 

MUXXA: The Air Jordan 6 ! Because this is the one that started it all. In addition, at this age, you tend to follow what’s fashionable, and I remember lots of people were saying it was ugly. It’s true that, back then, it was special, a kind of UFO when it was released. But not paying attention to know whether it was fashionable, if it was to be fashionable or not, it was really love at first sight when I saw it. And of course some frustration as I couldn’t have it back then. 

FP: Back to your job at the radio, what was the best moment in your career ? 

MUXXA: There are plenty of them. But the best ones were definitely at Mouv’ as it’s a radio that gives us the means to work well and trusts us. When I arrived at Mouv’, I discovered the fact of being able to do interviews, as I had never done it at FG, only the boss did interviews over there. 

A very good moment : the Pitbull interview. I discovered such a good guy ! Sometimes you meet people who didn’t have a huge career, but they act like they’re divas. Even if I’m not a fan of his music, Pitbull has sold millions of records, has toured in the whole world, but he’s so nice and relaxed ! ! He was so much fun that, during the interview, I started teaching him French swear words and he was teaching me some in Spanish. Coming out if the radio, in the escalator he was saying  “Nique ta race” (“F*** you”, roughly) to everybody as it was something that I just taught him, and he was laughing out very loud. The interview is still on Youtube, you should go and check it, it’s very funny. This guys was very humble, so it was a good radio moment. 

Another good moment was with Juice WRLD, about a year and a half ago. He came for an interview and freestyle. I found out that everywhere he went, he made very long freestyles. With Tim Westwood, he made an hour straight on the same Eminem beat. I wanted him to rap on French rap beats. His press spokesperson was ok and he was hyped ! He wanted to do 30 mn, but I suggested him to do only 15 mn, but during that time I’d switch the beats 6-7 times. He didn’t even want to listen to the beats before, he told me “surprise me !”. The man did an incredible freestyle ! He just turned 20, and you know rappers from his generation, who are into trap music, are usually not great kickers, but he made me hallucinate ! He adapted to every track in a few seconds even though he never heard them. He had a melody and some bars right away, with no phone in front of him. He had that talent. I’m happy I’ve been one of the few to have him over for a freestyle. The video is often reposted when it comes to talk about  Juice WRLD in freestyle. It’s often an extract from our show, or from Tim Westwood’s  or Funk Master Flex’s which is used. It’s great to be amongst these legends and to have lived this moment, as he had a very short career which ended up tragically. 

FP: You prepared a mix for us, can you tell us about it ?

MUXXA: I love R’n’B ! We didn’t talk about it, but I love sugar. By the way, every Thursday night, I have a show, as resident this time, on Mouv’ from 10 to 11 pm. On that slot, I play R’n’B, but also open a bit. I called it sweets because I can go on some Naija or Reggaeton vibes, but it still is sugar. 

So I decided to do a Classic R’n’B mix with the tracks I’ve loved for 20 years, with huge classics but also some lesser known tracks. I didn’t want to play some news, even though some good things just came out, like the new PartyNextdoor, or the latest Tory Lanez project… I wanted to stay with nostalgia

FP: If we want to follow you, listen to your shows or tracks, know your agenda… How do we do ? 

MUXXA: First of all, I’m on the radio everyday from 1 to 4 pm and from 10 to 11 pm, from Monday to Friday. I also have an hour of mix on Saturdays, from 1 to 2 pm, right after lunch to digest. 

For socials, Instagram mainly because to be honest, Facebook less and less, Twitter really not and Snapchat bores me. Instagram (@muxxamouv) is where I post everything that happens on my end. 

FP: Any last word ? 

MUXXA: Peace and love on everybody. Let’s live happy and look forward the end of the lockdown ! 

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