Frequent Players Guest Mix 007 | DJ Stresh

The next guest to add to our Frequent Player Guest Mix series is none other than DJ Stresh, French champion of Red Bull 3Style and vice champion of France of DMC in 2016. Good reading and good listening!

Before taking to the decks, we manage to grab some words from Stresh.

Footpatrol: Salut DJ Stresh, merci de nous accorder un peu de ton temps. Pour ceux qui ne te connaissent pas, est-ce que tu peux te présenter ? 

DJ Stresh: Salut, je suis donc DJ Stresh, originaire de Paris, à la fois DJ et beatmaker. J’ai remporté l’édition 2016 du Red Bull 3Style en France et j’ai été vice-champion de France DMC la même année. J’ai également accompagné pas mal de rappeurs sur scène (Youssoupha, Ali, Rocé…) 

FP: Est-ce que tu te souviens du moment où tu t’es dit “je veux devenir DJ” ? 

DJ Stresh: Ouais, ça a été très jeune. J’ai commencé par la danse. Puis j’avais un ami, avec qui je m’entraînais au break, qui avait un grand frère DJ dont il me passait les cassettes. J’allais chez lui, je regardais le matos et ça a commencé à m’intéresser. Puis je me suis mis à faire, un peu comme tout le monde, des mixes avec le poste cassettes vers l’âge de 12 ans. Ensuite, j’ai vraiment appris à mixer vers 13 ans grâce à un atelier d’initiation à la MJC où j’ai appris à caler les disques. Puis il m’a fallu du temps pour acheter mon matériel parce que ça coûtait cher à l’époque ! J’ai acheté ma première platine à 15 ans, puis ensuite premier taf, t’achètes tout le reste, tu t’entraînes et c’est parti ! 

FP: Il y avait des artistes qui t’ont inspiré à l’époque et/ou qui t’inspirent aujourd’hui ? 

DJ Stresh: Bien sûr ! Et c’est souvent les mêmes aujourd’hui qu’à l’époque. Après forcément en cherchant un peu tu en découvres toujours plus. Mais j’ai grandi avec la génération Cut Killer, Q-Bert, les Skratch Piklz, les Beat Junkies, Jazzy Jeff… D’ailleurs je n’ai découvert qu’en 1993 que Jazzy Jeffe était DJ, quand est sorti “Boom, Shake the Room” avec the Fresh Prince (Will Smith), parce que je le connaissais de la série “Le Prince de Bel Air” et je pensais que c’était juste un personnage : Jazz. 

FP: Tu as plein de casquettes aujourd’hui : DJ de soirée, DJ de compétition, DJ de scène, Beatmaker, un peu Inventeur avec le développement de Phase, Responsable de DJ City France… Tu peux nous parler un peu de chaque expérience ? 

DJ Stresh: En fait quand j’étais jeune, les DJ que je regardais, les Cut Killer, les Funk Master Flex… c’était des DJ qui faisaient plein de choses à la fois : de la production, qui étaient des DJ techniques ET de soirée. C’était pas forcément une évidence à l’époque et donc de cette façon ils étaient fédérateurs. 

Je ne me suis jamais fermé de portes quant à la musique et au DJing et la pluralité des activités qui en découlent. Parce qu’en étant DJ, tu peux aussi bien mixer en soirée, mais aussi faire des productions, monter ton propre label, etc… J’ai toujours aimé la musique, donc toutes les opportunités que je peux avoir pour travailler avec la musique et faire de nouvelles choses sont toujours les bienvenues. 

FP: Il ya quand même deux casquettes qui ne sont pas de la musique directement : le développement de Phase et la gestion de DJ City France. Tu peux nous en dire plus ? 

DJ Stresh: Pour faire simple, Phase est un objet connecté qui permet aux DJ de jouer leurs vinyles sans utiliser le bras et le diamant de la platine. 

J’étais en contact avec MWM depuis un moment, puisque j’avais participé à la vidéo promo du Mix Fader. J’allais souvent dans leurs bureaux. Et l’expérience DJ de scène m’a fait prendre conscience que l’utilisation de platines vinyles en live est remplie de galères : le rumble (NDLR : vibrations dues aux basses qui impactent les platines), le matériel trop vieux et mal ou pas révisé qui fait que ça ne fonctionne pas comme tu le voudrais… En fait il y a trop de facteurs à gérer pour que ta performance soit bonne. Et je regardais les gars qui jouent sur des controlers, sur Ableton ou sur des platines CD, qui arrivent juste avec leur clé ou leur câble USB et ça fonctionne direct ! Je me disais donc que c’était dommage qu’en voulant utiliser des platines vinyles, tu sois confronté à tant de galères indépendantes de ta volonté et qui ont un véritable impact sur ta performance. On pense souvent que c’est le DJ qui s’est loupé, mais en fait c’est le matériel qui est capricieux. Et donc je me suis dit que ce serait bien d’avoir une cellule sans fil, sans bras, qui serait directement connectée à un boitier et à l’ordinateur pour le signal numérique. Et les seuls gens que je connais, qui sont capables d’avoir la technologie et l’ingénierie pour le faire c’est MWM parce qu’avec Mix fader ils avaient déjà réussi. Je leur ai donc soumis l’idée, en leur demandant si c’est faisable. Au même moment, ils développaient leur signal radio et ce sont dit “pourquoi pas !”. De là, un prototype a été fait, jusqu’à la commercialisation l’année dernière. 

FP: Et finalement d’entre toutes ces casquettes, laquelle tu préfères ? 

DJ Stresh: Ce serait celle de base, celle de DJ passionné, qui va chercher du son, mixer, s’entraîner chez lui, puisque c’est comme ça qu’on a tous commencé en fait. Et tu fais tout ça pour mixer en soirée, pour faire danser les gens et avoir une réaction. 

FP: En 2016 tu as été vice-champion de France DMC et champion de France Red Bull 3Style. Tu es allé disputer la finale monde du 3Style au Chili. Raconte nous un peu ces expériences. 

DJ Stresh: Le Red Bull 3Style est une compétition de DJ qui a 10 ans aujourd’hui, dont la première édition avait eu lieu en France et avait été remportée par un Français, Aleqs Notal, qui s’appelait Karve à l’époque. 

J’ai commencé à mixer en 1998, entre 98 et 2016, il s’est quand même passé beaucoup de temps ! J’avais déjà fait quelques battles, mais rien de national. Et je vois l’annonce sur Facebook qui dit qu’il reste encore quelques jours pour s’inscrire. Je me dis “allez tente ta chance, t’as jamais fait de battle national”. Parce qu’à l’époque t’avais la pression sur les battles, notamment le DMC, t’avais du niveau en France ! On avait des légendes : Pone, Crazy B, Netik, Trouble… des gros gros gros DJ ! Donc c’est difficile de faire sa place ! Je sais qu’on est beaucoup de DJ qui n’ont pas voulu oser. 

Du coup je me suis dit que je n’avais rien à perdre, si je gagnais tant mieux, si je ne gagnais pas, c’était toujours une bonne expérience à prendre. Mais j’étais curieux ! Donc j’ai envoyé ma démo et j’ai été sélectionné. Puis j’ai remporté la finale nationale. 

Pour la finale mondiale, c’était autre chose ! T’as le poids du pays en fait. T’as encore deux sets à préparer, un pour le tour de qualification et un pour la finale si tu passes. Manque de chance pour moi, le futur vainqueur était dans ma poule de qualification, donc je n’ai pas pu accéder à la finale. 

Mais ça reste une super expérience ! J’ai rencontré énormément de monde, ça m’a offert beaucoup d’opportunités et de visibilité pour la suite. Je suis DJ depuis longtemps, je l’ai été pour des artistes et groupes, mais cette compétition te met en avant en tant que DJ à part entière et en tant que personne. 

FP: Il y a quelque temps, tu as partagé un statut sur tes réseaux qui disait “j’ai arrêté de faire des beats/instrus, pour faire de la musique…”. Tu peux préciser le fond de ta pensée ? 

DJ Stresh: Je me répète un peu, mais j’ai été DJ pour pas mal de groupes et de rappeurs, et quand j’ai commencé à produire des beats, c’était pour les proposer à des rappeurs. Quand j’ai écrit ce statut, je voulais pointer du doigt que, souvent dans l’inconscient collectif, le beatmaker travaille pour un MC, mais il y a cet aspect “consommable” ou “support”. Ce côté “usine”, et je pense que ça parlera à pas mal de beatmakers, est parfois ingrat parce que tu n’as pas de reconnaissance. Par exemple, tu peux parfois envoyer 5-10 prods à un artiste, il peut maquetter dessus, mais à la fin son album sort et ton son n’est pas dessus, mais à aucun moment tu n’as été tenu au courant. C’est des expériences qui sont arrivées à tout le monde dans l’univers de la musique. 

Mais au-delà de ça, faire des prods, c’est l’aspect beatmaker, qui compose tout seul, et faire de la musique, c’est plus combiner le savoir des musiciens. Je suis aujourd’hui plus dans cette optique, je veux produire mais sans me limiter à ce que je sais faire. Si j’ai des musiciens autour de moi qui peuvent m’aider à arranger, produire et structurer un morceau, et inviter des artistes à collaborer, ce sera différent de la démarche habituelle, c’est ce qui fait la différence entre un beatmaker et un producteur. J’ai d’ailleurs toujours fait appel à des musiciens sur la plupart des morceaux que j’ai produit ! Ca peut être, à la fin, de la musique instrumentale comme on peut le voir ces dernières années avec par exemple Kaytranada, TroyBoi ou tout ce que fait Soulection. C’est un truc qui avait été délaissé, mais je trouve que c’est bien de vouloir faire ça pour la musique. Le message en gros est “Arrêtons d’être uniquement les faire-valoir d’autres artistes et faisons vivre notre propre musique par elle-même !”. 

FP: Est-ce que tu as des pépites actuelles à partager avec nous ? Des sons ou albums que tu aimes en ce moment. 

DJ Stresh: J’ai beaucoup aimé le dernier album de Kaytranada. J’aime bien aussi la scène des Pays-Bas : Jarreau Vandal, Jaël… 

En fait j’ai tellement de trucs en tête que j’ai du mal à te donner des noms ! Dreamville aussi j’aime beaucoup et notamment Lute et J.I.D. 

FP: On va s’éloigner un peu de la musique. Il me semble que tu n’es pas complètement insensible aux sneakers et aux fringues, je me trompe ? 

DJ Stresh: Tu ne te trompes pas du tout !! C’est même une faiblesse ! Je n’estime pas être un gros collectionneur mais clairement j’aime bien les paires et les sappes. Pour moi musique, sneakers et mode sont des éléments qui s’entre-mêlent, c’est des cultures qui ont été liées très tôt. Certains styles, certaines marques ou certains modèles de sneakers font partie de la culture, et donc de mon quotidien. J’ai été imprégné des marques que j’ai pu voir dans les années 90, comme Jordan, Ralph 

Lauren, Tommy Hilfiger, FUBU, Fila… ce qui m’a amené à m’intéresser à la mode et donc à accumuler pas mal de paires et de fringues. On a tous grandit en voyant des paires qu’on voulait qu’on ne pouvait pas avoir. 

FP: Justement tu as une paire préférée ? 

DJ Stresh: Non, j’aime trop les sneakers ! Je ne peux pas t’en citer qu’une ! 

En revanche je peux te parler de la première paire que j’ai voulu très fort ! 

C’est la Air Jordan XIII. Quand elle est sortie, j’ai le souvenir que beaucoup de monde l’avait. C’était la paire qui était sur la pochette de l’album de Busta Flex. Je me demandais ce que c’était parce que ce modèle est très discret niveau branding. Il y a juste le logo sur la languette et sur la bulle holographique sur le côté. La paire était plutôt futuriste à l’époque mais je la trouvais mortelle. 

FP: Retour à la musique ! Parle nous un peu du mix que tu nous as préparé. 

DJ Stresh: Alors c’est un mix qui sort un peu de ce que j’ai l’habitude de jouer. Je mixe toujours plein de styles de musique différents, là c’est un mix influencé de vibes brésiliennes et de futur Beats… Il y a mon remix de Jamiroquai dedans aussi et plein d’autres choses. 

FP: A propos de ce remix de Jamiroquai, Jazzy Jeff l’a joué dans un live récemment après te l’avoir demandé directement. Qu’est ce que ça fait qu’un artiste que tu admires depuis que tu es très jeune te demande un morceau que tu as fait et le joue derrière ? 

DJ Stresh: C’est bizarre, c’est trop bizarre ! Je réalise même pas vraiment en fait ! C’est presque pas réél. Je pense qu’il faut le vivre pour le comprendre. 

Pour la petite histoire, il m’a demandé le track il y a un an environ et l’a joué lors de son premier live fait en quarantaine. 

Un jour, je me réveille et je vois que j’ai reçu un message de Jazzy Jeff avec la photo d’un écran d’un DJ en train de jouer mon remix à Londres, en me demandant “C’est toi qui a fait ca ? Envoie le moi stp !”. J’étais super flatté qu’il me le demande et encore plus qu’il le joue ! Parce que je me dis qu’il doit avoir tellement de musique en stock ! 

FP: Si on veut en écouter un peu plus de toi ou connaître ton actualité, comment on fait ? 

DJ Stresh: Alors pour la musique, c’est sur Soundcloud et pour tout ce qui est vidéos et actualités, c’est sur Instagram

FP: Le mot de la fin ? 

DJ Stresh: Je viens tout juste de sortir un nouveau remix du morceau « Talk » de Khalid, il est disponible sur mon Soundcloud. Merci à Footpatrol pour l’invitation et j’espère que le mix vous plaira.

Footpatrol: Hey DJ Stresh, thanks for taking a minute with us. Can you introduce yourself for those who don’t know you ?

DJ Stresh: Hi, I’m DJ Stresh, from Paris, I’m both DJ and beatmaker. I won the 2016 edition of the Red Bull 3Style France and I was France vice champion of the DMC the same year. I’ve also been stage DJ for some rappers (Youssoupha, Ali, Rocé…).

FP: Do you remember the moment you decided you wanted to be a DJ ? 

DJ Stresh: Yeah, I was really young. I started with break dancing. I used to train with a friend whose brother was a DJ and we listened to his tapes. I went to his crib, I was looking at his material and I started being into it. Then, like everybody, I started doing mixtapes with my cassette deck when I was about 12. I really started learning to mix when I was 13, at a community center workshop. It took me some time to buy my material because it was very expensive at the time. I bought my first turntable at 15, and then used my first pay check to buy the whole package. I practiced and it was on ! 

FP: Were there any artitsts who inspired you and/or inspire you now ? 

DJ Stresh: Of course ! And most of them are the same from the first day. When you dig a bit, you obvisouly discover some new ones. But I grew up with Cut Killer, Q-Bert, the Skratch Piklz, the Beat Junkies, Jazzy Jeff… By the way, I only discovered that Jazzy Jeff was a DJ in 93, when they released “Boom, Shake the Room” with the Fresh Prince (Will Smith). Before that I only knew him as Jazz from the “The Fresh Prince of Bel-Air”.

FP: Today, you have multiple roles : party DJ, competition DJ , stage DJ, Beatmaker, a bit inventor with the development of Phase, Head of DJ City France… Can you tell us more about each experience ?

DJ Stresh: Actually, when I was young, I was looking at DJ’s like Cut Killer and Funk Master Flex who were at the same time party and technical DJ’s, but also beatmakers. It was not necessarily obvious at the time, and that made them special. 

I never closed doors when it comes to music, DJind and everything that goes with it. Because as a DJ, you can play in parties, make beats, found you own label… I’ve always loved music, so any opportunity to work with music and do new things are welcome.

FP: There are two roles which are not music related only :  developing Phase and being at the head of  DJ City France. Can you telle us more ? 

DJ Stresh: To make it simple, Phase is a connected object that allows DJ’s to play with their encoded vinyls without using the arm or the styli for the turntable.

I’ve been in contact with MWM for a while, as I took part to the Mix fader promo video. I used to visit them often at their office. The  stage DJ experience made me realize that the use of turntables in live is full of hassles : the rumble (editor’s note : vibrations due to basses that impact the turntables), the material is too old and not or not correctly revised so that it doesn’t work like it should… In fact there are too many things to handle so that your performance is successful. I was watching the guys who play on controlers, or Ableton or CD turntables, who just come with their USB key or cable and it’s on ! With vinyl turntables, you can sometimes think the DJ messed up, but it’s actually the hardware which is capricious. So I thought it would be great to have a wireless cartridge, with no arm, that would be directly connected to the computer for the radio signal. The only people I knew who could have the technology and engineering to do it were MWM, as they did it with the Mix Fader. At the same time, they were developing their own radio signal so they said “why not !”. From then a prototype was made and the commercialization started last year.

FP: And at the end, which is your favorite hat ?

DJ Stresh: That would be the original one, being a passionate DJ, who digs for new music, mixes, trains at home, as it’s the way we all started. And you do all that to mix in parties, make people dance and generate reactions. 

FP: In 2016 you were vice champion of the French DMC and national champion of the Red Bull 3Style. You competed in the World Finals of the 3Style in Chile. Tell us about the experience.

DJ Stresh: The Red Bull 3Style is a DJ competition that started 10 years ago. The first edition took place in France and the first winner was French, Karve, who changed his name to Aleqs Notal now. 

I started DJing in 1998. Between 98 and 2016, it’s been a long time ! I had participated to some battles, but never on the national level. And some day, I see the announce on FB saying there are a few days left to register. I told myself “try your chance”. Back in the days, you had a lot of pressure on battles, especially the DMC which was the main one, because you had a crazy level in France !! We had legends like Pone, Crazy B, Netik, Trouble… huge huge huge DJs ! So it was tough to emerge ! I know we are quite a few DJ’s who didn’t dare to do it. 

So I had nothing to lose, if I win, great, if I don’t it would still be a great experience. But I was curious ! So i sent my demo, was selected and ended up winning the national title. 

For the World Finals, it was another story ! You carry the weight of the counrty on your shoulders ! You still have two sets to prepare, one for the qualification round and one for the finals if you go through. Lack of luck for me, the future world champ was in my leg, so I couldn’t male it to the Finals. 

But it remains an amazing experience ! I’ve met a lot of people and it offered me great opportunities and good visibility. This competition puts you in the lights as a DJ per se, and as a person. 

FP: A while ago, you shared this quote on your socials : “I stopped making beats, to start making music…”. Can you develop what was on your mind ? 

DJ Stresh: I might repeat myself a bit, but I’ve been stage DJ for quite a few artists, and when I started making beats, it was to submit to rappers. When I wrote that quote, I wanted to point out that, in people’s mind, a beatmaker works for a MC, but it often has that “disposable” aspect. This “factory” facet, and I think lots of beatmakers will relate, is sometimes ungrateful because you’re don’t get any recognition. For example, you can send 5-10 beats to an artist, he could do a demo on it, but at the end your track is not even on his album, but you had no clue.  Everybody in the music biz has lived this. 

But besides that, doing beats, it’s the beatmaker’s thing, who works on his own, when making music is more combining the musicians’ knowledge. I’m more in that state of mind, I wanna make music, but don’t want to stay in my comfort zone. If there are musicians around me who can help to arrange, produce and structure a track, and why not invite other artists to collaborate, that would be different from the usual pattern, this is the difference between a beatmaker and a producer. I’ve always called out musicians on most of the tracks I produced ! At the end it can come up as instrumentral music, like we’ve had in the last few years with artists like Kaytranada, TroyBoi or all that Soulection does. This is something that was kinda neglected, but I think it’s good for music to do it.The message is roughly “Let’s stop being only a foil to other artists and let’s make our music live by itself !”.

FP: Are there any tracks or artists of the moment that you would like to share with us ?

DJ Stresh: I really liked Kaytranada’s last album. I also like the Dutch scene : Jarreau Vandal, Jaël…

Actually, I have so many things in mind, I don’t even manage to give you any names !

Dreamville too ! I like them a lot, especially Lute and J.I.D.

FP: Let’s get away from music for a minute. You’re not absolutely unsensitive to sneakers and clothes, are you ? 

DJ Stresh: Absolutely not !! I would even say it’s a weakness ! I don’t consider myself a big collector, but I can’t deny it, I really love sneakers ans clothes. I think music, sneakers and fashion are elements that intertwine, these are cultures that have been linked very early. Some styles, some brands or some sneakers models are part of Hip Hop culture, thus of my everyday life. I’ve been soaked by brands that I saw in the 90S, like Jordan, Ralph Lauren, Tommy Hilfiger, FUBU, Fila… which made keep an eye on fashion and accumulate quite a lot pairs and clothes. We grew up seeing sneakers that we wanted but couldn’t have. 

FP: Speaking of it, do you have a favorite pair ?

DJ Stresh: No, I love sneakers too much ! I can’t pick only one !

But i can tell you about the very first pair that blew my mind !

It’s the Air Jordan XIII. When it came out, I remember that a lot of people had it. It was the one Busta Flex was wearing on his album cover. I was wondering what it was, because the branding on these is not so obvious, you only have the Jumpman on the tongue and the holographic bubble on the side. It was futuristic at the time, but I loved it !  

FP: Back to music ! Tell us more about the mix you prepared for us. 

DJ Stresh: I went out of my comfort zone for this one. I always play different styles of music, here it’s full of brazilian vibes and Futur Beats. My Jamiroquai remix is featured in it, along many other things.

FP: Speaking of this Jamiroquai remix, Jazzy Jeff played it in recently in a live, after he requested it directly from you. What is it like that someone, who you’ve been looking up to from your younger age, comes to you to request one of the track you produces and plays it after that ? 

DJ Stresh: It’s weird man, it’s so weird ! I don’t even realize ! It’s almost unreal. You have to live it to get it I think.

For the record, Jazzy Jeff asked me for the track about a year ago and he played it in his first quarantine live show. 

One day, I wake up and see a message from Jazzy Jeff including a picture of a DJ’s computer screen playing my track in London, and asking me “It’s your track ? Please send it to me !”. I was gassed that he asked for it and even more that he played it ! He must have so many tracks in his library ! 

FP: If we want to listen to your music or mixes and know about your agenda, how do we do ? 

DJ Stresh: For the music, it’s on Soundcloud and for videos and agenda, you can go on Instagram.

FP: A final word ?

DJ Stresh: I just released a new remix to « Talk » by Khalid, it’s available on my Soundcloud. Thanks to Footpatrol for the invitation and I hope you’ll like the mix.

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